Un preneur d’otages utilise le web comme moyen de communication
La prise d’otages orchestrée dans une agence Pôle Emploi à Paris par un informaticien
au chômage lundi 17 octobre a renforcé, par la démonstration, la considération du pouvoir
de communication du web.
Le preneur d’otages a choisi Rue 89, un site d’informations sur internet et très
présent sur les réseaux sociaux, pour communiquer ses revendications et se faire entendre.
Ses raisons : l’indépendance de la toile, la réactivité et les capacités
de diffusion du web 2.0.
Un appel au secours
Un informaticien au chômage, qui désirait exprimer ses ressentiments sur les problèmes d’emplois dans sa branche pour ceux qui ont atteint un certain âge, a pris en otage deux personnes dans une agence Pôle Emploi.
Le forcené a fait appel à Rue 89 pour faire passer son message. "Mon but n’était pas de faire un carnage " a-t-il expliqué.
Le choix de l’interlocuteur était basé sur son indépendance et il reprochait à d’autres médias, en particulier la télévision, l’utilisation de la censure.
Le site d’informations s’est empressé de relayer son exclusivité, entrainant un véritable buzz en seulement quelques minutes.
Relayé par la toile
Ce fait divers affirme la réputation d’indépendance et de non censure des sites d’informations sur internet.
Il prouve également une nouvelle fois les avantages en matière de communication qu’offrent les réseaux sociaux.
Une information fait vite le tour de la toile quand on allie pertinence et savoir faire.
En l’occurrence, c’est exactement ce dont avait besoin cet homme pour se faire entendre. Internet a constitué pour lui une véritable tribune.
Cependant il est important de noter que la prise d’otages n’est pas la seule solution, il en existe d’autres très efficaces tout en restant légales.